Quelle activité extrascolaire pour mon enfant ? 💥

Cette année à quelle activité extrascolaire vais-je l’inscrire ? Y a t’il une activité qui pourrait l’épanouir et en même temps l’aider dans son cursus scolaire ?

Vais-je encore devoir faire appel à du soutien scolaire ? Les cours particuliers seront-ils efficaces cette fois ?

Peut-être votre enfant a-t-il déjà une idée très précise de ce qu’il veut faire mais peut-être pas. Il se peut aussi qu’il veuille tenter de nouvelles expériences ?

Alors si votre enfant parle d’apprendre un instrument de musique, n’hésitez plus, inscrivez-le !

que choisir ?

Les neurosciences sont formelles, c’est sans doute LA bonne idée quand on est en recherche d’une activité extrascolaire idéale …d’un point de vue développement neuronal évidemment. Non, la pratique du violon ne donnera pas à votre adolescent les muscles qu’il espère …mais cela développera sa faculté d’apprendre dans tous les domaines. En somme du soutien scolaire régulier et gratuit. Pourquoi ? Je vous explique.


Une activité extrascolaire pas comme les autres …

Apprendre à jouer d’un instrument est une tâche complexe. Elle implique l’interaction de plusieurs aptitudes :

  • Développement de l’audition,
  • Concentration,
  • Mémoire,
  • Ténacité,
  • Discipline,
  • Mais surtout coordination entre le système sensoriel (auditif, visuel, somatosensoriel – oubliez ce terme barbare) et moteur (on joue une note qu’on entend du même coup)
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Source : Amir Lahav et al. J. Neurosci. 2007;27:308-314

 

C’est donc un vrai challenge d’apprendre à jouer d’un instrument de musique ! Alors pourquoi cette activité extrascolaire est-elle, plus qu’une autre, plébiscitée par les neuroscientifiques ?

Pourquoi la musique précisément ?


Le transfert cognitif

ou comment l’apprentissage d’un instrument peut vous aider dans tous les domaines que vous désirez apprendre …

Le transfert cognitif désigne cette faculté qu’à le cerveau à s’améliorer dans un domaine d’apprentissage en s’entraînant dans un autre domaine d’apprentissage soit connexe soit qui n’a carrément rien à voir ! C’est comme si apprendre à conduire vous apprenait du même coup à exceller en cuisine ou inversement (on peut toujours rêver non ;-).

Cet effet existe bel et bien … mais voilà …très peu de domaine d’apprentissage courants présentent cet effet bénéfique sur un autre domaine d’apprentissage (Owen AM1, 2010). Presque aucun à vrai dire. Je vous sentais devenir rêveur, mieux vaut revenir sur terre J. Il y a cependant quelques exceptions qui confirment cette règle et parmi ces exceptions, la plus notable : la musique !

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Activité neuronale et transfert cognitif

Musique et langage

Tout d’abord, l’apprentissage d’un instrument améliore l’apprentissage d’une langue et surtout l’apprentissage du vocabulaire. On pouvait intuitivement s’y attendre, non ? Pourquoi ? Parce qu’il y a un recouvrement partiel entre structure musicale et structure linguistique dans le cerveau. Une région en particulier peut être mobilisée à la fois lors d’un apprentissage musical et lors d’un apprentissage linguistique (Bidelman GM1, 2014, Carpentier SM, 2016) Rien de très étonnant donc à ce qu’un enfant musicien puisse avoir des facilités dans le domaine du langage.

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Musique et apprentissages variés

Mais ce qui est vraiment extraordinaire selon moi, c’est que l’apprentissage de la musique améliore aussi de façon générale les résultats des enfants dans des domaines aussi variés et surtout aussi éloignés que ceux :

  • Des aptitudes numériques : les maths ? sérieusement ! oui …j’en vois beaucoup qui devienne plus attentifs d’un seul coup …
  • Des aptitudes de raisonnement logique.
  • Des aptitudes au test de QI : eh oui, je ne sais pas ce que vous pensez de ces tests de QI et s’ils sont vraiment représentatifs de l’intelligence humaine (c’est un autre débat) mais sachez qu’il a été démontré que les enfants qui prennent des cours de musique améliorent leurs résultats au test de QI comparés aux enfants qui n’apprennent pas d’un instrument (Schellenberg, 2004).
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Test logique

 

Musique et capacité à rester attentif en classe ou sur une leçon, un soutien scolaire qui aide l’étudiant dans toutes les disciplines !

Je vois que j’ai toute votre attention tout d’un coup … 😉

Les enfants musiciens ont également un meilleur contrôle cognitif et une meilleure mémorisation (Moreno S1, 2011). Le « contrôle cognitif », mais qu’est-ce que cette bête-là ? Cela signifie qu’en jouant d’un instrument, les enfants et les adolescents apprennent à être attentifs et à rester concentrer sur une tâche plus facilement. Or l’attention, càd comme le décrive les neuroscientifiques « la capacité à sélectionner le bon niveau de traitement de l’information » constitue la base de l’apprentissage. Que demander de plus ? Le cerveau devient plus performant dans sa capacité à apprendre efficacement. Il apprend à apprendre.

Oubliez donc les logiciels « d’entraînement du cerveau » type docteur Machin Truc, disponible sous forme d’application sur votre smartphone ou sur la tablette, car hormis si votre enfant souffre de graves problèmes d’attention qui l’exigent (Diamond A1, 2011), apprendre d’un instrument sera tout aussi bénéfique (et plus ludique sans doute).

A noter que d’autres activités améliorent également l’attention et parmi ceux-ci, l’apprentissage de la méditation (Tang YY1, 2007) et l’entraînement sensoriel et moteur de type Montessori (McCormick CC, 1971) dont je ne parlerai pas ici.

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Montre moi ton cerveau, je te dirai si tu es musicien

Pour les neurosciences cognitives, la plasticité neuronale décrit les changements de structure et de fonction du cerveau qui sont liés à une expérience vécue ou à un apprentissage. A chaque fois que vous vivez quelque chose ou que vous apprenez quelque chose, votre cerveau va se modifier. De nouvelles connexions vont se faire alors que d’autres vont disparaître.

La plasticité neuronale chez l’enfant et l’adolescent est particulièrement impressionnante. Et pour cause, il démarre dans la vie avec un réseau composé d’un nombre de connexions neuronales absolument hallucinant. A titre de comparaison, le réseau internet mondial possède 100.000 milliards de connexions sous forme de liens entre ses pages web. C’est titanesque, n’est-ce pas ? eh bien sachez que votre cerveau d’adulte possède trois fois plus de liens entre ses neurones, ces fameuses « connexions synaptiques ». Pas mal ! L’enfant/l’adolescent ? 10 fois plus ! Eh oui, votre enfant vous coiffe au poteau ! Il démarre donc dans la vie avec 3X plus de connexions que chez l’adulte. C’est comme si son ‘réseau de câbles’ était bien plus étoffé que celui d’un adulte.

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source: voir plus bas

 

Les connexions utiles vont ensuite être sélectionnées en fonction de l’apprentissage et l’expérimentation de l’enfant/ado. Imaginez une forêt dont les branches s’entrelacent à l’infini avant d’être élaguées selon les besoins. Il ne restera à l’adulte plus qu’un tiers des connexions présentes quand il était enfant mais il aura conservé le tiers le plus utile et aura développé une sorte « d’expertise » selon son vécu. C’est pour cette raison que la plasticité neuronale, cet « élagage » est très important durant l’enfance et l’adolescence.

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source: voir plus bas

 

Autrement dit c’est d’autant plus jeune que nous apprenons d’autant plus efficacement !

Or tenez-vous bien, les chercheurs ont constaté que cette plasticité neuronale, véritable aubaine pour l’apprentissage, n’est pas la même chez un musicien et chez un non musicien (Hyde KL1, 2009) (Seither-Preisler A1, 2014) (Herholz SC1, 2012)

En effet, la pratique musicale est associée à des changements d’épaisseur du cortex préfrontal bilatéral (Bermudez P1, 2009) (Gaser C1, 2003) En français dans le texte, le cerveau d’un musicien a plus de matière grise dans les zones motrices, auditives, visuelles, etc. etc. …(Schlaug et al., 1995; Schlaug, 1995; Schmithorst and Wilke, 2002; Gaser and Schlaug, 2003).

Je ne vous fais pas un dessin. Je sens que mon cerveau est tout d’un coup à la ramasse. J’aurais dû continuer ces cours de violon … ou pas, réflexion faite. J’ai choisi une autre activité extrascolaire, la danse, qui elle aussi a des impacts positifs sur le cerveau et qui a également eu le mérite de préserver les oreilles de mes parents …

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Deux autres mentions honorables pour cette activité extrascolaire …

Un cerveau de musicien vieillit moins

Si tout ce qui a été dit ne suffisait pas encore à vous convaincre, sachez aussi que la pratique d’un instrument protégerait le cerveau des effets du vieillissement (Rogenmoser L1, 2018) et ce, même si vous avez fait trois années (euh deux en fait) de violon il y a 20 ans de cela (25 ans pour être exacte) et que vous n’êtes plus capable de poser vos doigts sur l’instrument sans faire hurler le chien de la voisine – désolée je m’emballe …

Un cerveau de musicien a besoin de moins de sommeil

Tout ce que vous apprenez durant la journée est rejoué à grande vitesse pendant votre sommeil pour permettre à votre cerveau de transférer les informations de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme. Si vous voulez en savoir plus sur les bienfaits du sommeil, c’est par ici … https://des-outils-pour-apprendre.com/cliquez-ici-pour-comprendre-comment-un-sommeil-de-qualite-peut-aider-votre-enfant-a-apprendre/

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, les musiciens sont capables de consolider leurs connaissances même pendant l’état d’éveil. C’est comme si leur cerveau entraîné par l’apprentissage de la musique était capable de se passer de sommeil pour ancrer des informations dans la mémoire à long terme. Ils ont un avantage neurophysiologique indéniable mais pas encore totalement élucidé à ce jour (Tucker MA1, 2016).

Je vous rassure, ils sont bien censés se reposer à un moment donné comme monsieur madame tout le monde, non mais oh … mais voilà, leur cerveau consolide même avant qu’ils ne soient allés se coucher. Ne soyez pas jaloux …

Hiboux

 


Le simple fait d’écouter de la musique suffit-il ?

Le simple fait de se faire traverser par une onde musicale suffit-il à bénéficier des effets cités plus hauts sur le cerveau ? Malheureusement il semblerait que non. Ce n’est pas suffisant.

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écouter de la musique suffit-il ?

Une étude a comparé les performances cognitives (vous vous souvenez ?  l’attention !) des guitaristes à des « beatboxer ». Vous ne savez pas ce que c’est, pas de souci, si vous avez comme moi plus de 30 ans c’est normal … sinon bah vous n’êtes pas fan de culture hip hop je présume ? 😉

Les beatboxers sont des musiciens qui utilisent leurs cordes vocales pour produire de la musique et vont imiter le son de certains instruments. Ils ne pratiquent pas d’un instrument, et ils n’ont pas suivi de cours. Leur expertise en musicologie ne leurs a jamais été enseignée.

A contrario, les guitaristes ont appris à jouer d’un instrument, à produire un son via des mouvements rapides et coordonnés qui demandent un apprentissage sensori-moteur. Ils n’entendent pas seulement la musique, il joue d’un instrument en parallèle.

Ces deux types de musiciens en revanche partagent un point commun : ils représentent un groupe social et culturel éloigné des musiciens plus « classiques ». En effet, les musiciens dits « classiques » (violon, piano, harpe 😉 …) s’entraînent en général depuis un plus jeune âge (Corrigall KA1, 2015) et viennent souvent de milieux socio-économiques plus aisés (Müllensiefen D1, 2014).

 

beatbox

 

En comparant ces beatboxers et guitaristes, et en excluant par exemple des violonistes, les auteurs disent avoir voulu comparer entre-deux uniquement des musiciens qui ont dès le départ les mêmes chances de performer aux tests neuronaux sans être biaisés par un environnement plus favorable qu’un autre ou la pratique plus précoce d’un instrument.

A présent qui des beatboxers, qui vivent la musique sans pratiquer d’un instrument avec leurs mains ou des guitaristes, dont les doigts courent sur les cordes vont le mieux performer ? Autrement dit est-ce que les changements neuronaux décrits plus hauts sont plus importants chez ceux qui utilisent leurs cordes vocales et écoutent la musique ou chez ceux qui écoutent tout en utilisant leurs mains sur un instrument ?

Eh bien c’est la pratique d’un instrument en tant qu’expérience sensoriel et motrice qui gagne la bataille ! (Saloni Krishnan, 2018)

De nouvelles régions neuronales sont recrutées si le musicien a une expérience motrice liée à l’écoute de la musique qu’il est en train de produire avec son instrument de musique. (Lahav A1, 2007) (D’Ausilio A1, 2006) (Zatorre RJ1, 2007).

Écouter de la musique ne suffit donc pas, il faut pratiquer d’un instrument pour que cette activité extrascolaire soit optimale pour son cerveau.


Le choix de l’instrument a t’il de l’importance ?

Y a-t-il une prédominance d’un instrument sur un autre quand il s’agit de développer son cerveau ? Je vois les violonistes lever la main …eh bien euh, non il n’y a pas que le violon dans la vie !

Ce que l’on sait à l’heure actuelle est que la pratique de différents instruments engage les mêmes aires du cerveau quel que soit l’instrument (Saloni Krishnan, 2018). Ce qui n’est pas encore claire en revanche c’est si les différents styles musicaux (classiques, jazz, reggae, …) sont représentés différemment dans les aires neuronales concernées.

Quoi qu’il en soit, vous pouvez donc être rassuré, si vous envisagiez pour lui de la flûte à bec plutôt que de la harpe, qui cela étant dit ne serait de toute façon pas rentré dans votre appartement parisien, aucun souci ! S’il envisageait de la guitare plutôt que du violon … pas de souci non plus. Et s’il envisage de la batterie plutôt qu’une guitare …bon bien dite lui que le rythme, ce n’est pas tout dans la vie …bon courage.

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Faut-il être devenir un musicien professionnel pour bénéficier des effets positifs de la pratique d’un instrument sur le cerveau ?

Il ne faut pas se voiler la face, il existe bel et bien deux populations de musiciens. Une population « d’experts » qui pratiquent d’un instrument depuis des années, qu’ils soient devenus professionnels ou non d’ailleurs. Et une population « d’amateurs » qui n’ont appris la pratique d’un instrument que depuis quelques semaines ou quelques mois.  Les effets bénéfiques de cet apprentissage sur le cerveau sont d’autant plus marqués que la pratique de l’instrument est régulière et soutenue au fil du temps (Proverbio AM1, 2018).

Cela étant dit, il a été démontré que même la pratique modérée d’un instrument durant une courte période, si elle est dispensée durant l’enfance et l’adolescence, sera bénéfique pour le cerveau et que ses effets vont perdurer jusqu’à l’âge adulte. Autrement dit les effets perdurent même longtemps après que l’apprentissage ne se soit arrêté. Il a été démontré que 40 ans après la fin de l’apprentissage d’un instrument, on peut encore détecter les effets positifs de cet apprentissage au niveau neuronal (White-Schwoch T1, 2013) comme une trace indélébile laissée dans le cerveau et qui continue à diffuser ses ondes positives tout au long de la vie !

Il ne s’agit donc pas de faire de votre enfant un musicien professionnel. Bien que la pratique d’un instrument soit aussi l’occasion d’apprendre à surmonter les obstacles et à s’obstiner, mieux vaut qu’il en retire un épanouissement plutôt que cela ne devienne une corvée exigeante …

maestro

 

En pratique, comment accompagner son enfant dans cette activité extrascolaire ?

Apprendre un instrument de musique est une activité extrascolaire exigeante en soi qui peut rebuter un enfant, un adolescent, voir même vous rebuter vous, en tant que parent, d’autant plus si vous n’êtes pas musicien vous-même. C’est vrai. Il faut que l’enfant soit motivé, investit, curieux, et surtout que quelqu’un lui donne un retour immédiat sur ses erreurs. C’est la base de l’enseignement et du soutien scolaire.

Un retour sur erreur

En effet l’enseignant doit déterminer où se situe la difficulté rencontrée par l’enfant qui apprend à pratiquer un instrument de musique et intervenir rapidement. Notre cerveau fonctionne ainsi, en faisant des prédictions et en les vérifiant, si vous voulez en savoir plus, je vous conseille de lire cet article, en cliquant ici.

Comment l’accompagner dès lors si vous n’êtes pas vous-même musicien ? Je dois dire que pour ma part j’ai de la chance : mon fils a une nette préférence pour la guitare qui peut s’apprendre en autodidacte sans trop de problème, du moins au début. En revanche, pour les autres instruments, je ne vois pas bien ce qui pourrait remplacer l’enseignement classique dans une académie de musique.

Le cerveau n’aime que les challenges

Revenons-en au challenge que constitue cet apprentissage. Eh bien sachez tout d’abord, et pour vous rassurer en quelque sorte, que seul ce qui est d’un niveau de difficulté suffisant sera perçu par le cerveau comme motivant et appris de façon optimal. C’est difficile mais pas impossible ? « Qu’à cela ne tienne », dit le cerveau, « Essayons, cela risque d’être justement suffisamment difficile pour être amusant ! »

En effet, le cerveau évalue différentes niches d’apprentissage dans lesquelles il peut progresser facilement càd dans lesquelles l’écart entre ce qu’il connaît et ce qu’il voudrait connaitre peut être minimisé le plus rapidement possible (Kaplan F1, 2007). Le cerveau abandonne ensuite la niche quand il estime que l’apprentissage est suffisant et il s’en désintéresse. Pour en savoir plus sur ce phénomène, cliquez ici.

Votre enfant va donc être motivé si et seulement s’il croit qu’il peut y arriver car ce n’est pas trop difficile et que cela reste intéressant car c’est suffisamment difficile. Mieux vaut donc le laisser tâtonner au début quant au choix de l’instrument, du rythme d’apprentissage, etc.

On apprend mieux avec les émotions

Sachez ensuite qu’un apprentissage sera d’autant plus motivant qu’il s’inscrit également sur le plan émotionnel. (Seinfeld S1, 2013). Quand une activité éveille des émotions chez l’enfant, il a beaucoup plus de chance de retenir ce qu’il a appris et de persévérer pour en apprendre davantage. Sachant cela, pourquoi ne pas laisser l’enfant, l’adolescent interpréter un répertoire qu’il aime, jouer des chansons qui l’émeuvent, participer à des concerts, … tout ce qui pourra lui faire surmonter les difficultés de cet apprentissage avec plaisir…

activité extrascolaire

Quelle activité extrascolaire pour mon enfant ? Jouer d’un instrument de musique.


En bref, apprendre un instrument est une activité extrascolaire épatante…

Apprendre un instrument de musique est une activité extrascolaire exigeante. Cependant quand le niveau de difficulté est adéquat et que l’activité présente une charge émotionnelle, elle devient motivante pour un enfant, même inconsciemment.

De plus, apprendre un instrument est sans doute l’une des activités qui entraîne le cerveau le plus efficacement qui soit à devenir un champion en apprentissage. Plus (ou moins) besoin de faire appel à du soutien scolaire étudiant externe et souvent coûteux

  • Meilleure performance dans le domaine connexe du langage,
  • Un apprentissage plus facile dans d’autres domaines qui n’ont rien à voir (mathématiques, logique, …) par transfert cognitif,
  • Meilleurs résultats aux tests de QI,
  • Meilleure attention et concentration,
  • Protection du cerveau contre le vieillissement et contre certaines pathologies neuronales.

Quand on sait tout cela, il est incroyable de constater que l’éducation à la musique est souvent retirée du programme scolaire par faute de moyens. Que ce soit en France, en Belgique, aux États-Unis, ce sont les cours de mathématiques, de sciences, de lecture qui sont priorisés. Le cours de musique est souvent considéré comme non essentiel dans un curriculum d’étude car nous n’en percevons pas tous les bénéfices et à moins qu’on ne s’intéresse aux neurosciences, on ne connaît pas les recherches menées dans ce domaine.

J’espère que cet article vous aura convaincu que l’apprentissage d’un instrument, bien qu’ayant perdu sa place dans le cursus scolaire, est une aubaine pour votre enfant. Alors si votre enfant montre le moindre petit intérêt pour l’apprentissage d’un instrument, quel qu’il soit, et quel que soit le rythme auquel il s’y attèle, surtout n’hésitez pas ! Son cerveau vous en remerciera !

De même, n’hésitez pas à poser vos questions ou à laisser vos commentaires.

Des Outils Pour Apprendre

guitare enfant


Quel activité extrascolaire pour mon enfant ? – Bibliographie

Bermudez P1, L. J. (2009). Neuroanatomical correlates of musicianship as revealed by cortical thickness and voxel-based morphometry. Cereb Cortex, Jul;19(7):1583-96.

Bidelman GM1, W. M. (2014). Coordinated plasticity in brainstem and auditory cortex contributes to enhanced categorical speech perception in musicians. Eur J Neurosci., Aug;40(4):2662-73.

Carpentier SM, M. S. (2016). Short-term Music Training Enhances Complex, Distributed Neural Communication during Music and Linguistic Tasks. J Cogn Neurosci., Oct;28(10):1603-12.

Corrigall KA1, S. E. (2015). Predicting who takes music lessons: parent and child characteristics. Front Psychol., Mar 24;6:282.

D’Ausilio A1, A. E. (2006). Cross-modal plasticity of the motor cortex while listening to a rehearsed musical piece. Eur J Neurosci., Aug;24(3):955-8.

Diamond A1, L. K. (2011). Interventions shown to aid executive function development in children 4 to 12 years old. Science, Aug 19;333(6045):959-64.

Gaser C1, S. G. (2003). Brain structures differ between musicians and non-musicians. J Neurosci, Oct 8;23(27):9240-5.

Herholz SC1, Z. R. (2012). Musical training as a framework for brain plasticity: behavior, function, and structure. Neuron, Nov 8;76(3):486-502.

Hyde KL1, L. J. (2009). The effects of musical training on structural brain development: a longitudinal study. Ann N Y Acad Sci., Jul;1169:182-6.

Kaplan F1, O. P. (2007). In search of the neural circuits of intrinsic motivation. Front Neurosci., Oct 15;1(1):225-36.

Lahav A1, S. E. (2007). Action representation of sound: audiomotor recognition network while listening to newly acquired actions. J Neurosci., Jan 10;27(2):308-14.

McCormick CC, S. J. (1971). Perceptual-motor training and improvement in concentration in a Montessori preschool. Percept Mot Skills, Feb;32(1):71-7.

Moreno S1, B. E. (2011). Short-term music training enhances verbal intelligence and executive function. Psychol Sci., Nov;22(11):1425-33.

Müllensiefen D1, G. B. (2014). The musicality of non-musicians: an index for assessing musical sophistication in the general population. PLoS One, Feb 26;9(2):e89642.

Owen AM1, H. A. (2010). Putting brain training to the test. Nature, Jun 10;465(7299):775-8.

Proverbio AM1, B. E. (2018). How the degree of instrumental practice in music increases perceptual sensitivity. Brain Res., Jul 15;1691:15-25.

Rogenmoser L1, K. J. (2018). Keeping brains young with making music. Jan; 223(1):297-305, Jan;223(1):297-305.

Saloni Krishnan, 1. C. (2018). Beatboxers and Guitarists Engage Sensorimotor Regions Selectively When Listening to the Instruments They can Play. Cereb Cortex, Nov; 28(11): 4063–4079.

Schellenberg. (2004). Music lessons enhance IQ. Psychol. Sci., Aug;15(8):511-4.

Seinfeld S1, F. H.-G.-V. (2013). Effects of music learning and piano practice on cognitive function, mood and quality of life in older adults. Front Psychol., Nov 1;4:810.

Seither-Preisler A1, P. R. (2014). Size and synchronization of auditory cortex promotes musical, literacy, and attentional skills in children. J Neurosci., 13;34(33):10937-49.

Tang YY1, M. Y. (2007). Short-term meditation training improves attention and self-regulation. Proc Natl Acad Sci U S A, Oct 23;104(43):17152-6.

Tucker MA1, N. N. (2016). Experience Playing a Musical Instrument and Overnight Sleep Enhance Performance on a Sequential Typing Task. PLoS One, Jul 29;11(7):e0159608.

White-Schwoch T1, W. C. (2013). Older adults benefit from music training early in life: biological evidence for long-term training-driven plasticity. J Neurosci., Nov 6;33(45):17667-74.

Zatorre RJ1, C. J. (2007). When the brain plays music: auditory-motor interactions in music perception and production. Nat Rev Neurosci., Jul;8(7):547-58.

Source images infographie – quelle activité extrascolaire choisir pour mon enfant ? – plasticité neuronale. https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/2015/02/21/plasticite-pour-le-meilleur-ou-pour-le-pire/

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2 thoughts on “Quelle activité extrascolaire pour mon enfant ? 💥”

  1. Sarah ton article est au top! Je suis enseignant de musique en conservatoire et j’adhère à ton propos à 100%
    Ensuite le choix de l’instrument c’est vraiment une question de vibration personnelle
    C’est une relation au fil du temps qui se tisse avec le contact le son et le geste
    À très bientôt

  2. C’est un sacré article !!! Comme je donne le cous de piano aux entourages, je vois à quel moment leurs cerveau est bloqué. C’est hallucinant. Bien sûr c’est déloqué au bout d’un moment après l’entrainement de plusieurs reprises. C’est super intéressant de voir ce processus. 🙂

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